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MAYO / Le Maire initie un projet communautaire d’art urbain pour les écoles primaires et les jeunes de la commune


L’expérience des sociétés développées ou des sociétés qui émergent de nos jours confirme l’importance de la culture sur le développement. En effet, la culture, dans son acceptation moderne, est une appréhension du monde contemporain dont le savoir, la création et l’innovation sont des signes logiques du développement. L'art, outil puissant de la culture, peut faire naître de l'inspiration voire de nouvelles réflexions sur le monde, et une certaine ouverture d'esprit, notamment chez les plus jeunes.
Consciente de cela, le maire de Mayo, Laure Baflan Donwahi, en partenariat avec une association française dénommée Street Art Sans Frontières (SASF), a initié du 25 octobre au 3 novembre 2017, un projet d’art urbain (street art) pour les écoles primaires et les jeunes de la commune. Il s’agit d’un art libre, gratuit et accessible à tous, sans qu'il soit nécessaire de franchir la porte d'un musée ou d'une galerie pour s'y intéresser.
Ce projet communautaire a permis de rassembler les huit (8) écoles primaires et toute la jeunesse de la commune. Il a aussi permis de les sensibiliser à la thématique du changement climatique et du développement durable et les amener à une ouverture d’esprit par le truchement du street art, tout en leur transmettant des valeurs positives.
Antoine Jouault et Mathieu Héron, membres fondateurs de Street Art Sans Frontières (SASF) ont pu intervenir dans différents quartiers de la commune pour proposer différents ateliers aux enfants et à la jeunesse afin de leur transmettre le goût de la création et contribuer à leur construction. Car côtoyer de telles œuvres insuffle une ouverture sur la réflexion et enrichit nécessairement en matière de création artistique.
Pendant une dizaine de jours, et avec l’utilisation de couleurs vives, ils ont réalisé des œuvres collectives et multicolores sur les pans de mur de quatre écoles de la commune, sur les poteaux et la tribune du stade municipal ainsi que les poteaux de la plateforme de la place publique. De plus, certains habitants de la commune ont proposé leur domicile pour être peint. Cela a contribué à l’embellissement de la commune.
Malgré la méfiance, les doutes et les interrogations de départ, les retours ont finalement été chaleureux et émouvants et l’intervention des hôtes a bien été reçue par la population.
Il faut dire qu’en la matière, l’Association Street Art Sans Frontières n’est pas à son premier projet d’art urbain en Afrique. Elle a déjà réalisé plusieurs missions en Guinée Bissau, à Mayotte, en Somalie au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Malgré cela, le street art demeure méconnu sur le continent africain. Un tel projet humain et universel, qui a procuré beaucoup de joie à la population, mérite d’être mené sur le long terme. C’est pourquoi Madame le Maire a promis une autre édition pour décembre 2018.

Bruno Bellone MIEZAN


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